Un scandale historique :
Depuis la création des salles de spectacles, et tout particulièrement de
cinéma,
l’homme est confronté au même dilemme : doit-il, ou non, engager
la guerre des accoudoirs ?
Cernés de toute part, nombreux sont les spectateurs qui sont quotidiennement obligés de livrer bataille.
On ne compte plus les escarmouches. Et Raaaahhh , ils sont le plus souvent gagnés par le découragement
et se voient condamnés à un repli stratégique au fonds de leur siège !
En effet, combien de fois a-t-on vu, un être à la mine patibulaire et au Q.I de parpaing, venir soustraire
la jouissance de ses
accoudoirs à un brave spectateur ? Il n’avait pourtant qu’un seul souhait : pouvoir
allonger ses avant-bras sur ces ingénieux reposes coudes.
Remarquable création d’un inventeur aujourd’hui injustement oublié
(1), les
accoudoirs ont définitivement transformés nos vies en un perpétuel cocon aux douceurs inégalées.
(1) D’après les recherches réalisées par l’historien Michou LASSITER, on trouve trace d’un certain HERGHGHEUUE qui,
10 789 ans avant notre aire (ou avant J.C, pour les intimes), aurait découvert l’accoudoir alors qu’il chassait
le Triceratops à crête blanche avec son beau-frère PFLUEUUEYG
(1 bis) (L’accoudoir, L’épopée d’une invention,
1992, aux éditions du Baratin).
(1 bis) Enfin, beau frère, il faut savoir que le dénommé PFLUEUUEYG n’était que le demi-frère de GRTUYH,
la femme de HERGHGHEUUE Sans compter les doutes sur la paternité concernant Gérard LEGRAND, le père de
PFLUEUUEYG. Y’a des questionnements quoi. Je peux pas être plus précis et ça fait c... !
Des instants de répit :
Si il existe de très courts instants de répit, il ne faut surtout pas les négliger. C’est
ainsi que de véritables bouffées d’oxygène s’offrent à vous lorsque votre agresseur :
- enlève son pull,
- porte à sa bouche un pop-corn,
- va faire un " petit pipi "
(2).
Il faut alors savoir reprendre le terrain perdu et entamer une rapide remontée vers les
accoudoirs.
C’est à ce prix que le spectateur s’élève et peut gagner son havre de paix. Mais la guerre reprend
malheureusement très vite, les mêmes causes créant les mêmes effets. Argh !
(2) Selon une étude publiée en avril 2005 par l’ U.B.C (Urinate British Consil),
95 % des spectateurs, adeptes de la guerre de l’accoudoir , font leur " petit pipi " pendant
la projection des publicités. Mais ceci constitue, il est vrai, un répit de peu d’intérêt.